berangere: (jomon doki)
  お久しぶり・・・ですね (^_^;)

  C'est la morte saison, l'actualité archéologique n'est pas très fournie.

  Des restes de Arius leiotetocephalus*, un poisson-chat** qui vit dans les eaux tropicales à subtropicales ont été identifiés sur les amas coquilliers de Hikosaki (Okayama-ken, Okayama-shi) et de Higashimyō (Saga-ken, Saga-shi).


Les os du site de Hikosaki

  Il s'agit de la première fois que l'on retrouve des os de poissons tropicaux dans un amas coquillier japonais et cela tend à prouver que pendant la phase de réchauffement climatique qui a eu lieu au cours de la
civilisation Jōmon, la température des eaux qui baignaient le Japon était plus élevée.

  L'amas coquillier de Hikosaki a été fouillé de 2003 à 2008. Il s'agit d'un site du Jōmon Ancien (env. 4000 BCE). On y a trouvé les restes correspondants à une cinquantaine d'individus, les os mesurant de 3 à 10 centimètres de long.
  Le site de
Higashimyō date du Jōmon Initial, vers 5000 BCE. Il a été fouillé en 2007 et comportait les restes de deux poissons seulement, avec des os d'environ 5 centimètres.

  L'expertise de tous les os de poissons non-identifiés a été confiée à Matsui Sh
ō, responsable de l'archéozoologie dans l'unité d'archéologie environnementale du centre de recherche sur les propriétés culturelles de Nara, et les résultats ont été confirmés par Ooe Fumio, expert de la commission d'enquête sur l'environnement de la préfecture d'Aichi.

  Aujourd'hui, la limite septentrionale pour l'habitat de ce poisson se situe au nord de Taiwan, il s'agit d'un poisson comestible, qui a probablement été consommé par les populations jōmons. Ooe remarque qu'il y a de petits trous sur les os, qui ont pu servir pour aspirer l'intérieur. Il souligne en tous cas que ce poisson, particulièrement sensibles aux variations de températures, est une preuve directe des changements climatiques de cette période.
  Matsui quant à lui indique qu'il est possible que l'on retrouve à l'avenir d'autres os de mâchoirons parmi les os non-identifiés ramassés sur les amas coquilliers, et que leur nombre augmente.

source : Yomiuri )
 


* トウカイハマギギ (possiblement en kanjis 東海浜義義, je n'ai trouvé aucune source pour le nom complet, mais 義義 est confirmé), tōkaihamagigi, également classifié sous les noms de Arius nella et Plicofolli nella, parce que la classification des espèces, c'est tellement plus drôle quand on donne trouze noms à la même bestiole, n'est-ce pas ?
  La plupart des poissons du genre Arius sont appelés en français mâchoirons.



** ナマズ, en kanjis 鯰

berangere: (dogu)
Pour quelqu'un qui trouve qu'on accorde beaucoup trop d'importance médiatique à Sannai Maruyama, je trouve que j'en parle beaucoup ces derniers temps...

Brefle, Kawahata Hodaka, de l'Université de Tokyo, a annoncé le 2 février que les études que son équipe a menées sur l'évolution du climat dans cette région montrent que le déclin du site de Sannai Maruyama peut être corrélé à une péjoration climatique qui a fait perdre brusquement  2°C à l'eau de mer il y a environ 4200 ans. Cette chute de la température de la mer a été accompagnée d'une chute comparable de la température de l'air.
Cela a eu des conséquences à la fois sur la faune marine et la flore terrestre, principales ressources utilisées par la population de Sannai Maruyama.
Cette péjoration climatique serait dûe à une baisse de l'intensité des vents chauds du sud dans cette région.

source : http://www.yomiuri.co.jp/eco/news/20100202-OYT1T00735.htm

Les explications de l'épanouissement et du déclin des civilisations par des facteurs environnementaux plutôt qu'internes ont la côte en archéologie en ce moment...

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