berangere: (Default)
  C'est l'été ! Bon, d'accord, pour le moment, c'est tsuyu, mais dans quelques semaines on verra courir partout des enfants avec autour du cou leur cage à insectes grouillante de crissements qui donnent une envie irrémédiable de se gratter... Déjà, rien que d'écrire cet article ça me gratte de partout...

  Brefle, voici un article de circonstance sur la découverte d'un Nokogiri Kuwagata (Prosopocoilus inclinatus) entier sur un site du Jōmon Final (800 - 500 BCE).
  Le site de Akitsu (秋津遺跡, ville de Gose, préfecture de Nara) est surtout célèbre pour son occupation de la période des kofuns car on y a retrouvé des palissades en bois très bien conservées. Ce site a donc également une occupation jōmon, et les mêmes conditions qui ont permis la conservation des palissades kofuns ont fait qu'on a pu retrouver, au pied d'un chêne du Japon (Quercus acuta) au bord d'une rivière*, un coléoptère parfaitement conservé. Il s'agit de la première fois que l'on retrouve un insecte de ce type conservé dans son intégralité pour la civilisation Jōmon : les découvertes d'insectes plus petits sont plus fréquentes.

  L'insecte mesure 63,5 mm de long (dont 22,5 cm pour la mandibule : il s'agit d'un mâle) et ne présente pas de différence avec les insectes actuels.
  Il est exposé jusqu'au 12 juin au musée attaché au Kashikoken (橿原考古学研究所, Laboratoire de Recherches Archéologiques de Kashihara, qui doit être le laboratoire le plus actif du Japon OU le seul qui investit dans un service de presse, vu qu'il est cité dans 50% des articles de ce site, ou presque).



ça gratte ?
Une autre photo et une source )

* entendons-nous bien : le chêne et la rivière étaient là au Jōmon, pas actuellement.

berangere: (yajiri)
   Environ 20.000 pièces de mobilier lithique ont été retrouvées sur le site de Seya-higashi (勢野東遺跡, préfecture de Nara, ville de Sango), daté du Proto-Jōmon (13.000 BCE).
   Le site correspond à un atelier de fabrication de mobilier lithique : ce type de site est assez rare dans l'ouest du Japon. L'atelier produisait essentiellement des armatures de lance en pierre*. Le mobilier retrouvé est fragmentaire, comportant des pièces de 1 centimètre à plusieurs dizaines de centimètres de long : les pièces complètes et terminées sont très rares alors que les déchets de taille et les ratés de production abondent. Les plus grandes armatures font plus de 30 centimètres de long.

   Ce site fournit des données importantes qui permettent de retracer la chaîne opératoire complète de fabrication des armatures de lance.

   Il semble que la matière première utilisée soit de la sanukite (un type d'andésite) provenant de la montagne Nijō, située à 9 km au sud du site.

  Le matériel est exposé au Centre Culturel Municipal, à côté de la mairie de Sango, jusqu'au 9 juin.








Une autre photo et la source )

berangere: (Default)
  Une exposition de dōtakus (cloches en bronze) se tient du 23 avril au 6 juin au musée archéologique préfectoral de Azuchijō, qui fait décidément beaucoup parler de lui ces derniers temps.
  L'exposition, intitulée 「Les choses que l'ont peut voir à partir de la dōtaku de Ōiwayama」 s'articule donc autour de la première dōtaku de Ōiwayama (la montagne Ōiwa) retrouvée en 1881 dans la préfecture de Shiga (ville de Yasu, Koshinohara). Elle réunit 82 dōtakus complètes dont environ 60 Trésors Nationaux et Importants Trésors Nationaux (il s'agit de deux termes pour désigner le mobilier classé, comme les "Propriétés Nationales" et les "Importantes Propriétés Nationales"), de nombreux fragments et du mobilier associé, soit en tout 160 pièces.

Des precisions, des photos, la source... )
berangere: (dogu)
  La dogū de Aidanikumahara (相谷熊原遺跡、préfecture de Shiga, ville de Higashiōmi), dont nous parlions déjà il y a plusieurs mois car nous sommes à la pointe de l'actualité archéologique, a été choisie pour participer à l'exposition nationale itinérante 「Les fouilles de l'archipel japonais 2011」 qui se tiendra dans divers endroits de l'archipel entre le mois de juin 2011 et le mois février 2012.
   Elle est actuellement exposée (jusqu'au 8 mai) dans la ville de Omihachiman au musée archéologique de Azuchijō, avec une trentaine de vaisselles en céramique jōmons.
  L'exposition itinérante présentera les pièces de mobilier les plus remarquables retrouvées en fouilles l'année dernière : 550 pièces provenant de 22 sites sur tout l'archipel (le nombre de site fouillés l'année dernière a dépassé les 10.000)

Source : le Mainichi )

berangere: (anthropo fun)
  La mairie de la ville de Toyama propose une courte exposition intitulée 「La capsule temporelle de l'Histoire」 pour présenter les résultats des fouilles de l'année 2010  sur sa commune, ce qui inclut les fouilles du (désormais) célèbre amas coquillier de Odake (小竹貝塚).
  Qui compte finalement 78 corps, on ne finit pas d'en découvrir dans tous les coins !

  L'expo se tient du 7 au 11 et on pourra notamment y admirer une réplique d'un crâne d'un individu féminin trouvé à Odake. C'est étrange cette manie de fabriquer des copies dès qu'il s'agit d'os humains... Je me souviens d'une étudiante québécoise en cours d'ostéologie qui nous avait demandé si les os qu'on utilisait étaient des vrais... Je me demande si les squelettes dans les salles d'anatomie à l'étranger sont en plastique...

  Brefle, l'exposition sera ensuite présentée du 19 avril au 15 mai au Musée du château de Yasuda, toujours à Toyama.


Le Mainichi )
berangere: (yajiri)
  「Jōmon no Mori」 (= la forêt jōmon), un parc archéologique jōmon de la ville de Sendai (préfecture de Miyagi) a proposé toute l'année des expositions saisonnières sur l'économie de subsistance jōmon, en présentant à cette occasion les différents sites fouillés dans la ville.
  Il y a eu 「La nourriture des mons ー Les habitats jōmons le long de la rivière Natori et la nourriture au printemps」, puis 「en été」, 「en automne」  et maintenant 「en hiver」.
  L'exposition du printemps présentait le site de Mikamine.
  Celle d'été insistait sur les cercles de pierres et les dogūs et le site de Yamaguchi.
  Celle d'automne était centrée sur le site de Uwano, le plus grand village jōmon de la ville de Sendai et exposait de la céramique et un pendentif en jade.
  Les plaquettes de présentation des expositions d'été et d'automne (format pdf).

  Si l'on se réfère au calendrier jōmon, dont nous parlions il y a quelques semaines, l'hiver est la période pendant laquelle les Jōmons s'adonnent à la chasse. L'exposition actuelle (jusqu'au 21 mars) a donc pour thème la chasse.
  Selon l'article (et il est nécessaire que je le traduise parce que tant de lyrisme dans le journalisme, c'est beau), l'exposition "permet de ressentir la manière de vivre des Hommes du passé, qui ont poussé à son paroxysme la sagesse permettant d'exploiter ce que la Nature avait à offrir".


  L'exposition tourne essentiellement autour des fosses-pièges, qui sont très fréquentes dans la région : 12 sites (dont Shimonouchiura, Oogainaka et Numahara A), fouillés dans le quartier de Taihaku dans la ville de Sendai ont livré environ 170 fosses-pièges.
  83 pièces sont présentées, incluant du mobilier (lithique et céramique) et des photos de fouilles, pour expliquer les techniques de chasse. Les fosses-pièges sont disposées en rang sur le versant d'une colline et on rabat les animaux vers celles-ci. On en distingue de deux types :
- les premières mesurent 1 à 2,5 m de long pour 1 m de large et étaient vraisemblablement destinées à prendre à la fois des sangliers et des cerfs
- les secondes, qui mesurent 2 à 3 m de long pour seulement 20 cm de large, permettaient de piéger les cerfs.



La source : le kahoku (a change) )
berangere: (wadai)
  Si les japonais ont adopté de longue date le calendrier grégorien (oui enfin, ils ont quand même des noms d'ères qui correspondent à leurs empereurs et attribuent à chaque année le signe zodiacal chinois qui lui correspond dans le calendrier lunaire chinois), le mois d'avril reste le "début de l'année" dans bien des domaines. il s'agit du début de l'année administrative pour le gouvernement, du début de l'année fiscale pour les entreprises, du mois de la rentrée scolaire, du mois des mutations, du mois où commencent à travailler ceux qui rentrent dans la vie active...
  Nous sommes donc quelque part en fin d'année actuellement. Ce qui explique la multiplication des expositions pour présenter les résultats des fouilles entreprises au cours de l'année dernière. Ça veut peut-être aussi simplement dire "hey, regardez, on a fait des trucs bien : accordez-nous des financements l'année prochaine aussi !"

  Les Centres pour les Propriétés Culturelles Enterrées des préfectures de Shimane et Tottori présentent les résultats des fouilles effectuées sur dix sites (cinq par préfecture) au Musée de la Forêt Yayoi de Izumo du 7 au 13 février. L'exposition concerne environ 300 pièces de mobilier.

  La préfecture de Shimane présente notamment les résultats des fouilles de Zanmochi (dont nous avons parlé cet été, nous sommes à la pointe de l'actualité en permanence), dont la couche d'occupation datée du Ier siècle avant au Ier siècle après a livré une vaisselle (jarre de type tsubo) fabriqué dans le nord de la péninsule coréenne, dans la commanderie chinoise de Lelang (d'accord, l'article de cet été ne portait pas du tout sur cette découverte là). La (relativement) célèbre vaisselle en bois en forme de chope retrouvée sur le site est également exposée.
illustration )

  Pour ce qui est de la préfecture de Tottori, des hameçons en os et divers objets en matières dures animales du site de Aoya Kamijichi (un habitué de ce blog) sont présentés dans les vitrines.

  On peut également admirer (entre autres) le plus ancien plateau de shogi du Japon (mais comme il n'a que 500 ans, il ne rentre pas dans le thème du blog) et la céramique retrouvée dans le plus ancien zenpōkōenfun (tumulus littérallement "avec l'avant carré et le derrière rond") de la région du San'in, qui se situe dans le groupement de kofuns (tumuli) de Motodaka (ville de Tottori), et qui n'est pas assez vieux non plus.

Sankei shinbun )

berangere: (itazuke)
Note 1 : ne pas confondre 「Yamato」 et 「Yamatai」.
Yamato : ancienne province non-mythique dont l'emplacement ne fait pas l'objet de controverses interminables, située dans l'actuelle préfecture de Nara. Le Yamato a donné son nom a une période de l'histoire japonaise pendant laquelle la capitale de l'empire y a été située.
Par extension, le nom est utilisé pour désigner le Japon de l'Antiquité (et par extension de l'extension, le Japon en général). Le nom est couramment utilisé pour nommer des bateaux (même dans l'avenir) ou d'autres choses (comme par exemple la plus célèbre agence de transport de courrier du Japon)
Yamatai : royaume mythique dont on ignore l'emplacement

Note 2 : une haniwa est une figurine en argile qui sert de mobilier funéraire. Elle peut représenter des objets, des animaux ou des humains.
illustration )

Note 3 : tokushu kidai se traduit littéralement 「piédestal en céramique particulier」
illustration )

  Une exposition sur l'origine des haniwas a lieu du 5 février au 21 mars au musée de l'Institut Archéologique Préfectoral de Kashihara (ville de Kashihara, préfecture de Nara).
  L'évolution des haniwas depuis les vases rituels sur piédestal de la deuxième moitié du IIè siècle CE jusqu'aux statuettes qui s'alignent sur les kofuns au Vè siècle CE est illustrée par plus de 430 pièces.
  Les haniwas trouvent leur origine au Yayoi Récent dans le royaume de Kibi (no kuni) (= la préfecture de Okayama et une partie de la préfecture de Hiroshima), où des vaisselles sont utilisées comme contenants pour des offrandes. Les vases tsubos retrouvés avec leurs piédestaux en céramique sur le site de Jōtō (préfecture de Okayama) sont présentés dans l'exposition, avec 160 fragments de haniwas primitives provenant des kofuns de Hashihaka (ville de Sakurai) et de Nishitonotsuka (ville de Tenri). Ces deux kofuns sont des tombes impériales gérées par l'Agence de la Famille Impériale et leur mobilier est normalement privé.


 

Le mainichi (qui finance l'expo) )

berangere: (Default)
  L'exposition qui a ouvert hier pour présenter les résultats des recherches sur le site de Makimuku a dû réussir l'exploit de ne pas mentionner une seule fois les mots "Yamatai" et "Himiko"*, parce qu'aucun des articles qui la relatent n'y fait allusion.
  On parle même d'un "roi" et non d'une reine, pour évoquer la taille du territoire contrôlé par cette personne, que l'on peut déduire des provenances géographiques diverses des offrandes retrouvées dans la fosse.
  Complément d'information sur les données d'hier : 80% des os d'animaux retrouvés étaient des os de poissons, et 70% de ces os de poissons étaient des os de poissons d'origine marine. Le site est à une petite quarantaine de kilomètre de la mer, ce qui représentait à l'époque une distance assez importante en ce qui concerne l'acquisition de nourriture.
  On apprend également que le mobilier en bois retrouvé était essentiellement fabriqué en cyprès hinoki, qui est un bois très dur, difficile à travailler et peu utilisé pendant la période Yayoi, pendant laquelle le fer, s'il est connu, reste peu répandu. L'utilisation de ce bois suppose l'utilisation d'outils en fer, qui sont une preuve de plus de l'importance du site.

Les sources )

* contrairement au documentaire de ce soir sur la NHK qui présentait clairement le site comme la capitale du Yamatai, même s'il se gardait de conclure sur l'emplacement de ce pays hypothétique.

berangere: (jomon doki)
  Le Musée National de Nara propose jusqu'au 13 février une exposition du matériel retrouvé à Ondashi (préfecture de Yamagata).

  Yamagata, ce n'est pas vraiment juste à côté de Nara.



  Mais le mobilier exposé est assez exceptionnel pour justifier une expo itinérante.
  Ondashi est un site d'habitat de la deuxième moitié du Jōmon Ancien (vers 3500 BCE), fouillé depuis 1985.
Il a livré les 「plus anciens artefacts laqués entiers au monde」 (oui, parce que des traces de laque on en a avant, mais là, les objets sont entiers) (on trouve toujours le moyen d'être le plus ancien quelque chose au monde, comme je le faisais déjà remarquer précédemment) (mais cessons là ces remarques ironiques, qui pourraient laisser penser que je remets en cause le caractère exceptionnel du mobilier découvert à Ondashi, ce qui n'est absolument pas le cas).

Une vingtaine de pots de type saishitsu sont exposés à Nara.



  Motifs noirs sur fond rouge, je compatis avec ceux à qui cela rappelle de douloureux souvenirs de cours sur la céramique grecque...
La plupart de ces pots ont le statut de 「propriété culturelle d'importance」 MAIS ! Malgré tout le poids que la typologie céramique peut avoir dans l'archéologie japonaise, l'exposition devra essentiellement sa popularité auprès du grand public à ça :




Des décors d'habitation ? Des masques rituels ?  Des fragments de dogū ? Que nenni !

Une autre image ?




Ça, ce sont les 「très célèbres biscuits jōmons de Ondashi」 !

Et on en a retrouvé un grand nombre :



(Ici dans leur vitrine dans la préfecture de Yamagata)

  Ils sont composés d'un mélange de farines de châtaigne et de noix, auxquelles on a ajouté du sang et de la viande de cerf ou/et de sanglier, ainsi que des œufs. Ces biscuits sont décorés de motifs curvilignes. On en vient à se demander s'il y avait des choses que les jōmons ne décoraient pas...

  Iwato Akiko, qui travaille au Musée National de Nara "veut faire ressentir aux gens qu'au
Jōmon, qui est envisagé comme une époque sauvage, existaient un art et une spiritualité de haut niveau".
  Dans un pays où 90% des émissions de télé sont totalement ou partiellement dédiés à l'appréciation la nourriture, nul doute qu'elle va atteindre son but.


Le Mainichi !  )

berangere: (métal)
  La découverte d'un miroir Han à Aoya Kamijichi (préfecture de Tottori, ville de Tottori) appuie la théorie qui fait du site une plate-forme commerciale importante du Yayoi Moyen.

  Le site de Aoya Kamijichi (que nous avions évoqué dans
un article sur le site voisin de Higashi Mae) est un habitat du Yayoi Moyen (Ier siècle BCE) qui comporte un important atelier de production de perles. Le site est célèbre pour avoir livré un abondant mobilier en bois, du fer et de la céramique importés de Chine et de Corée et huit miroirs en bronze.

  Déjà huit miroirs en bronze. En quoi ce neuvième miroir est-il donc si exceptionnel ?
  Il s'agit en fait d'un miroir produit en Chine pendant la dynastie des Han Occidentaux (pour les gens qui n'ont pas eu le grand plaisir de se débattre avec les dynasties chinoises au cours de la rédaction d'un inutile mémoire de DEA, les Han règnent sur la Chine de -206 à +220. Comme il y a eu un léger coup d'état au milieu de la dynastie, elle est divisée en deux, chronologiquement les "Han Occidentaux" et les "Han Orientaux", nommés d'après la position de leurs capitales respectives), décoré de motifs "galactiques", et c'est la première fois qu'on en trouve un sur Honshū.
  Seulement huit miroirs de ce type ont été retrouvés au Japon, tous dans la préfecture de Fukuoka sur Kyūshū, dans des tombes riches.

  Le miroir retrouvé est fragmentaire, il correspond à un quart seulement du miroir original, dont le diamètre était de 6,9 centimètres. Le fragment pèse 33,2 grammes et mesure 4,1 centimètres de haut et de large. Il est décoré sur sa face extérieure par de nombreuses protubérances représentant des nuages et des constellations, qui expliquent le nom donné à ce type de miroirs : "galactiques".
  Le fragment présente des traces de polissage sur la tranche qui indiquent qu'il a été utilisé après qu'il a été brisé. Il n'a pas été trouvé en contexte funéraire mais dans un fossé qui divise l'habitat de Aoya Kamijichi.



  Cette découverte conforte la théorie selon laquelle le village de Aoya Kamijichi a rapidement développé des liens commerciaux avec le continent, s'imposant comme une plate-forme commerciale sur la Mer du Japon.
  Pour Okamura Hidenori (Laboratoire de Recherches en Sciences Sociales de L'Université de Kyōto
, section Archéologie), il y a une forte probabilité que le village soit l'un des "100 royaumes du pays des Wa" dont il est question dans les notices géographiques des chroniques historiques des Hans.
Chatani Mitsuru, du centre pour le mobilier culturel enterré de la préfecture de Tottori, responsable des fouilles, pense qu'il y a une possibilité de commerce direct entre Aoya et la Chine.

  Le fragment de miroir, ainsi que les huit autres trouvés précédemment sur le site, seront exposés dans le musée associé au site du 15 au 30 janvier.



Les sources )

berangere: (dogu)
Le Musée Métropolitain de la Culture Yayoi (Izumi-shi, Ōsaka-fu) propose (totalement logiquement compte tenu du nom du musée...) jusqu'en septembre une exposition sur les masques produits pendant la civilisation Jōmon.
Les masques en argile sont des objets "rituels" assez caractéristiques de la civilisation Jōmon, avec les dogūs et les sekibos (pierres phalliques ou bâtons de commandement).
L'exposition comporte 123 pièces, dont 6 "importantes propriétés culturelles".

L'exposition se focalise sur les recherches effectuées sur la religion primitive sur l'archipel et sur les pensée des hommes qui ont fabriqué et utilisé ces masques.

Les masques apparaissent dans le sud de l'archipel au
début du Jōmon Moyen. Sur l'île de Kyūshū, les hommes ont commencé à percer des trous dans des coquillages pour figurer des visages humains schématiques dès 3000 BCE. Au Jōmon Récent, on retrouve des masques, en argile pour la plupart, jusque dans le Kinki et le Tōhoku.

Comme les dog
ūs, les masques en argile ont des expressions faciales très diversifiées, et sont un matériel précieux en ce qui concerne la réflexion sur les coutumes et les croyances jōmons. Mais est-il encore nécessaire de rappeler que nous n'aurons jamais accès à la pensée qui sous-tend le geste par l'examen de matériel archéologique, quel qu'il soit ? L'exposition permet cependant d'effectuer des comparaisons stylistiques entre les masques, dont les caractéristiques varient selon les époques et les régions.

Read more... )
berangere: (yoshinogari)
Le centre des propriétés culturelles archéologiques de la ville de Nagano a annoncé le 19 février la reconstitution d'une vaisselle anthropomorphe du Yayoi Récent découverte dans le groupement de sites de Nishi-Ichirizuka (ville de Saku, quartier Hiratsuka). Ces sites ont été fouillés entre 2004 et 2006 dans le cadre de la construction d'une nouvelle autoroute. les différents fragments de la vaisselle ont commencé à être rassemblés en 2009.

Les vaisselles anthropomorphes yayois sont rares sur l'archipel, et il s'agit de la première découverte dans la préfecture de Nagano. Elles sont généralement appelées "vaisselles en forme de dogus", mais le lien entre les dogus jomons et ces vaisselles n'étant pas clairement établi, le terme de vaisselle anthropomorphe me paraît plus approprié.

La vaisselle retrouvée mesure 28 centimètres de haut. Le haut représente une tête et un torse humain, le bas est un récipient. La tête a un diamètre de 12 centimètres environ. Il y a une ouverture d'environ 3 centimètres de large dans le torse.



Bien entendu, on lui attribue une valeur rituelle, et une utilisation dans le cadre de cérémonies funéraires.
(Quand je vois la quantité de vaisselle "rituelle" qu'il y a chez mes grands parents, je rigole doucement en pensant aux rapports de fouilles qui seront écrits d'ici 3000 ans...)

Cet objet sera exposé du 13 mars au 9 avril au musée d'histoire préfectoral de la ville de Chikuma dans le cadre de l'exposition "Les fouilles de sites archéologiques de la préfecture de Nagano - 2010".

Source : http://www.yomiuri.co.jp/e-japan/nagano/news/20100219-OYT8T01360.htm
berangere: (Default)
Le musée du site de Mawaki (ville de Noto, préfecture de Ishikawa) a annoncé le 17 février le projet de reconstitution du cercle de troncs de châtaigniers daté du Jomon Final dont les vestiges ont été trouvés sur le site.
Il s'agit d'un cercle de 10 troncs de châtaigniers, mesurant 7 mètres de diamètre.

Dans le cadre de la mise en valeur du site, le musée avait déjà procédé à la reconstitution de quatre tombes en fosse avec sol en bois : il s'agit de tombes datées de la phase d'occupation Jomon Moyen du site. Une planche de bois était déposée au fond des fosses funéraires.
Ces reconstitutions seront accessibles au public à partir du mois de mars. Les responsables du chantier pour la reconstitution du cercle de châtaigniers ont prévu de le terminer en 2011.
Les châtaigniers ont déjà été abattus et des expériences ont été menées quant à la manière de les mettre en œuvre.

Actuellement, le musée expose les vestiges des troncs retrouvés en fouilles, ainsi que des répliques en trois dimensions de ces mêmes troncs.
Jusqu'au 22 mars, il est également possible d'y voir des reconstitutions de foyers ouverts du Jomon Moyen, accompagnés des pots en terre qu'ils ont permis de cuire.
Le musée propose des conférences tous les jours à 13h00, l'entrée est gratuite, sur réservation.


Il est possible de suivre l'évolution du chantier à cette adresse : http://mawakiisekijoumonkan.soycms.net/blog/
berangere: (dogu)

Le Musée National de Tokyo propose actuellement une exposition de dogus qui regroupe pour la première fois plusieurs d'entre elles qui ont été classées trésors nationaux, dont la "Vénus Jomon", du Jomon Moyen, trouvée en 1986 à Tanabata (Nagano-ken), sur la place centrale d'un village à plan circulaire.



La dogu creuse, du Jomon Récent, trouvée en 1975 à Ofune (Hokkaido), dont l'intérieur est creux.



Et la dogu qui prie, du Jomon Récent, trouvée à Kazahari (Aomori-ken) en 1998.




Cette exposition à l'heure actuelle a déjà attiré plus de 100.000 personnes, dont l'impératrice du Japon, qui admire sur cette photo la Vénus Jomon.



L'exposition continuera jusqu'au 21 de ce mois-ci.

sources : http://headlines.yahoo.co.jp/hl?a=20100212-00000019-maip-soci
http://headlines.yahoo.co.jp/hl?a=20100209-00000034-maip-soci

Profile

berangere: (Default)
bérangère

Custom Text

Syndicate

RSS Atom

February 2016

S M T W T F S
 123456
78910111213
1415 1617181920
21222324252627
2829     

Tags

Style Credit

Expand Cut Tags

No cut tags